dimanche 4 juillet 2010

Interdits les cigarillos aromatisés!

Ces dernières années, les ventes de cigarillos aromatisés aux fruits ont explosé, augmentant de 800% de 2001 à 2007! Belle affaire pour les manufacturiers! La douceur de l’arôme rend-elle un premier essai moins rébarbatif au goût? La saveur de fruit engendre-t-elle une perception de danger moindre pour la santé? Le fait qu’ils soient parfois vendus à l’unité pour aussi peu qu’un dollar fait aussi tomber une barrière économique à l'usage. Quoiqu’il en soi, ces cigarillos sont semble-t-il un incitatif à une première utilisation du tabac.

À compter du lundi 5 juillet, la vente de ce type de produit du tabac sera interdite. Je crois que c’est une bonne chose pour réduire le nombre de nouveaux fumeurs, compte tenu des dangers documentés du tabac pour la santé. Cependant, je rejette l’argument de certains à l’effet que la nouvelle loi protégera les jeunes qui sont, semble-t-il, friands de ces cigarillos : « 40 % des élèves de la 10e à la 12e année ont fumé de petits cigares ».

Je ne vois pas bien ce que cette nouvelle loi changera dans leur cas particulier. La vente de produits du tabac n’est-elle pas déjà interdite aux moins de 18 ans? Curieux de savoir comment les jeunes de l’école secondaire se procurent des produits du tabac, j’ai demandé à une directeur d’école maintenant retraité. Devinez qui leur procure de quoi satisfaire leur envie de fumer? Je vous le donne en mille : LES PARENTS!

Par ailleurs, personne ne semble tenir compte du marché noir dont personne ne veut parler, mais que tout le monde connaît, nos politiciens les premiers. La nouvelle loi ne va-t-elle pas être une manne pour eux?

J’ai une dernière question : va-t-on également interdire la vente des petits cigares Old Port, parfumés au rhum et au vin, qui existent depuis plus de quarante ans?

Le journaliste Francis Labbé a réalisé un reportage sur cette question dans le cadre duquel j’ai eu le plaisir d’être interviewé; il sera diffusé à la Première Chaîne Radio (95,1 FM), à la télévision de Radio-Canada et à RDI le lundi 5 juillet.

Je vous invite à commenter mes propos du billet et du reportage.

dimanche 27 juin 2010

Connaissez-vous vos droits quant à l’exactitude des prix?

Ce qui suit s’applique dans la province de Québec (Canada).

En principe, la Loi sur la protection du consommateur (LPC) oblige les marchands à étiqueter le prix sur chaque article, mais elle prévoit des exceptions. Par exemple, à cause l’utilisation de plus en plus répandue des lecteurs optiques, les commerçants ne sont plus tenus d’étiqueter chaque article; plusieurs se prévalent de cette exemption, mais sont quand même soumis à un certain nombre de contraintes visant entre autres l’affichage obligatoire du prix de chaque article sur la tablette et d’une affiche concernant la Politique d’exactitude des prix.

Cette politique prévoit des mesures d’indemnisation du consommateur en cas de non-concordance entre le prix affiché sur la tablette et celui enregistré à la caisse.

Si le prix du produit est de10 $ ou moins, le marchand doit vous remettre l’article gratuitement.

Si le prix du produit est supérieur à 10 $, le commerçant doit vous vendre l’article au prix affiché sur la tablette et vous consentir en plus une remise de 10 $.

Acheteurs, soyez vigilants!

mardi 8 juin 2010

Les succès et les dérives de la technologie

La technologie a envahi nos vies. Elle est présente partout : milieux de travail, foyers, véhicules, appareils portables de toutes sortes, etc. Plusieurs diront qu’elle a libéré l’homme. Vu sous un certain angle, c’est rigoureusement exact. Pensons aux corvées ménagères grandement facilitées par toutes sortes d’appareils électroménagers. Elle a aussi permis à l’homme d’exprimer plus aisément sa créativité; par exemple, des logiciels pas très chers permettent désormais à des personnes dont l’aptitude pour le dessin est limitée de créer des présentations et des sites web dont les illustrations rivalisent avec celles réalisées à main levée par un dessinateur professionnel avant l’ère de la micro-informatique. En conférant une grande liberté de mouvement à la classe moyenne, les véhicules automobiles ont permis le développement de l’Amérique du Nord telle que nous la connaissons aujourd’hui. Un transport aérien rapide et relativement bon marché a rapproché les continents et permis à des personnes disposant de revenus moyens de découvrir des contrées aussi exotiques que lointaines, un privilège autrefois réservé à une élite.

La technologie n’a cependant pas produit que des effets bénéfiques. Outre le fait d’exacerber l’individualisme, voire l’égoïsme, elle a paradoxalement aussi induit une forme de dépendance, parfois même de ce qui s’apparente presque à l’esclavage. Pensons aux millions de personnes qui, les yeux rivés à un écran, alignent jour après jour, dans bien des cas nuit après nuit, des milliers de lignes de codes pour apprendre aux ordinateurs comment traiter des quantités colossales d’information. Plus simplement, rappelons-nous notre désarroi lorsque notre ordinateur personnel tombe en panne ou que survient une coupure d’électricité. Pensons aussi aux violations de la vie privée et à toutes les formes de virus et autres logiciels malveillants. Et puis la technologie a contribué à élargir l’écart entre nations riches et nations pauvres et même entre favorisés et défavorisés dans les sociétés occidentales, bref elle a créé un fossé numérique.

En conclusion, nous devons faire preuve de discernement dans l’usage des technologies et garder à l’esprit qu’elles ne sont pas omnipotentes; elles ne conféreront pas à l’humanité la jeunesse éternelle, encore moins l’immortalité, et ne redéfiniront pas nos valeurs à notre place. Inanimées, elles n’ont en fait aucune valeur; elles s’inscrivent simplement au sein du système de valeurs que nous privilégions. Les outils technologiques peuvent cependant être très utiles à l’humanité, à la condition que nous sachions en diriger le développement et l’utilisation. L’homme est trop souvent mis au service de la machine, ou du moins contraint d’adapter sa vie ou son comportement à celle-ci; c’est plutôt la machine qui doit s’adapter à l’homme et lui être utile.

Pour en savoir plus sur ces questions, consultez l’ouvrage Consommation et nouvelles technologies — Au monde de l’hyper.

samedi 15 mai 2010

Des tests d’ADN en vente libre

Voici un résumé de ma chronique du jeudi 13 mai à Radio Ville-Marie (91,3 FM à Montréal) pour ceux et celles qui l'auraient ratée.

Le mardi 11 mai, Pathway Genomics annonçait son intention de commercialiser un test d’ADN en vente libre dans 6000 pharmacies Walgreen aux États-Unis. Deux jours plus tard, Walgreen annonçait l’annulation de cette entente à la suite d’une intervention de la Food and Drugs Administration (FDA), l’organisme américain « responsable de protéger la santé publique en assurant la sécurité, l'efficacité et la sécurité des médicaments à usage humain et vétérinaire, des produits biologiques, des dispositifs médicaux, de l'approvisionnement alimentaire de la nation, des cosmétiques et des produits qui émettent des radiations. »

Je me réjouis de la décision de la FDA et de Walgreen, car un usage immodéré de ces tests par un public non averti pourrait entraîner des dérives graves. En tout premier lieu, on peut penser aux dangers liés à l’interprétation erronée des résultats, pouvant facilement susciter l’inquiétude, voire l’angoisse, ou au contraire faussement rassurer une personne alors qu’une maladie grave est sous-jacente. Pensons aussi aux dangers de discrimination à l’égard des personnes identifiées comme étant à risque de contracter certaines maladies (cancer, Alzheimer…) lorsque celles-ci postulent un emploi ou veulent acheter une assurance vie.

Enfin, pensons aux arnaqueurs de tous acabits qui ne manqueront pas de se manifester pour profiter du désarroi des personnes lorsqu’un test a révélé une possibilité de contracter une maladie grave. « Vos gènes indiquent que vous êtes menacé du cancer du sein, ou de la prostate? Qu’à cela ne tienne, nos chercheurs ont découvert un élixir qui diminuera votre risque! En vente dans toutes les bonnes pharmacies et sur internet. » Ce serait la recrudescence d’une forme de réclame aussi tapageuse que mensongère destinée à exploiter l'inquiétude des gens. Plusieurs ont déjà dû y voir la possibilité de réaliser des profits se chiffrant en milliards.

Laissons les professionnels nous conseiller en matière de santé et gardons en tête le raisonnement que voici : si une maladie est de toute façon incurable, peut-être vaut-il mieux ne pas savoir qu’il existe une probabilité de 54 % que nous la contractions.

samedi 3 avril 2010

Budget du Québec et consommation: Le faux calcul du ministre Bachand

Pour faire suite à ma chronique radio du jeudi 1er avril sur le même sujet, voici quelques éléments de réflexion.

Le ministre Bachand se leurre lorsqu’il croît qu’une augmentation de la TVQ et de la taxe sur l’essence fera rentrer plus d’argent dans les coffres de l’état; c’est un raisonnement erroné que font souvent les gouvernements.

Dans les faits, de nombreux consommateurs ont déjà un budget très serré; ne pouvant payer la dépense excédentaire de centaines de dollars de plus par année que représentent ces augmentations de taxes, ils adopteront des tactiques pour diminuer leurs dépenses : 1. Réduction de l’achat de certains biens et services; 2. Achat à l’extérieur du Québec; 3. Achat de biens et service sur le marché noir pour éviter de payer les taxes.

Je ne préconise pas l’utilisation de ces tactiques, parfois illégales, je ne fais que relater ce qui se passe à chaque fois que le gouvernement augmente indûment la charge fiscale, en particulier au Québec où le citoyen est déjà le plus taxé en Amérique du Nord. En définitive, il y a gros à parier que l’état québécois verra ses recettes fiscales diminuer.

En outre, la crise économique a été dure et la reprise est encore fragile; d’ailleurs, il n’y a pratiquement pas de création d’emploi. Toutes ces augmentations de taxes et de tarifs risquent fort de tuer la reprise dans l’œuf.

La solution au déficit du Québec ne réside pas dans une augmentation des revenus de l’état mais dans une réduction substantielle de la facture des programmes sociaux qui s’élève à 16 milliards de dollars de plus que la province voisine, l’Ontario. Nous n’avons plus les moyens de nous payer ces privilèges. Par exemple, le programme de garderies à 7$ par jour, dont le coût réel est de 45$, représente à lui seul une dépense de plus de 2 milliards de dollars pour l’état québécois. C’est absurde!

Pour ce programme, je propose quant à moi que accès à une garderie soit sans frais pour les personnes les plus démunies, par exemple les mères monoparentales dont les revenus frôlent le seuil de la pauvreté; quant aux autres, qu’ils paient le coût réel du service. De toute façon, il ne profite vraiment qu’aux plus fortunés.

En outre, si les états veulent augmenter leurs revenus, ils peuvent facilement imposer une surtaxe sur les gains de nature spéculative, mais ceci nécessite une concertation à l’échelle internationale. Nos dirigeants auront-ils le courage politique de confronter le monde parfois interlope des financiers et des spéculateurs?

lundi 15 mars 2010

Vers un capitalisme responsable

Devant la spéculation que nous observons sur les marchés financiers, j’ai entrepris une série de chroniques présentant les ravages du capitalisme financier. Dans la première, j’ai démontré les méfaits de la spéculation, en particulier le lien entre celle-ci et la crise économique et financière qui sévit sur la planète depuis l’été 2007. Dans la seconde, j’ai parlé de la naissance et de l’évolution du capitalisme et de la bourse, et comparé deux formes d’investissements dans une entreprise de haute technologie. Dans la troisième chronique, j’ai présenté les besoins en financement des entreprises technologiques. Dans cette quatrième et dernière chronique, j’introduirai un nouveau mode d’organisation économique à privilégier, le capitalisme responsable.

Pour être bénéfique à l’ensemble de l’humanité, le développement, technologique ou autre, doit reposer sur un nouveau paradigme dit de capitalisme responsable, un concept que nous avons déjà abordé en 2007 dans l’ouvrage Consommation et luxe. Nous définissons le capitalisme responsable comme un système socio-économique fondé sur la libre pratique du commerce, des affaires, de l’industrie et de la finance, dans une perspective de respect des intérêts de tous les acteurs en présence, entre autres le simple citoyen, l’État, les entreprises et les organismes financiers; on retrouve dans cette notion d’acteur le sens que les Anglo-Saxons donnent au concept de stakeholders, soit toutes les parties prenantes d’une entreprise, aussi bien ses clients, que ses employés, ses fournisseurs ou ses investisseurs. Issu du monde même qui l’a fait naître, celui des affaires, le capitalisme responsable s’inscrit dans une évolution du capitalisme, du capitalisme marchand de Venise au capitalisme industriel de la Révolution industrielle du XIXe siècle puis au capitalisme financier de l’ère moderne (Pour ces trois formes de capitalisme, voir K. Galbraith, The Economics of Innocent Fraud, Boston, Houghton Mifflin Company, 2004, p. 8.).

Conscients de leurs responsabilités dans la société, de plus en plus d’hommes et de femmes d’affaires ne peuvent que souscrire à une vision plus humaine des pratiques commerciales, industrielles et financières. À ceux qui pourraient me croire bien naïf, je souligne le fait d’avoir œuvré dans ce monde pendant plus de 25 ans et le côtoyer encore fréquemment; je peux vous assurer qu’il n’est pas peuplé que bandits, d’escrocs, de tyrans et de spéculateurs. J’en prends pour preuve des organisations telle BSR (Business for Social Responsibility), un « leader mondial de la responsabilité sociale, sociétale et environnementale des entreprises (RSE) depuis 1992 », dont la mission est d’« aider les entreprises à contribuer à créer un monde plus juste et plus durable. »

Parmi les plus fervents défenseurs du capitalisme responsable, on compte également des hommes politiques influents tels Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Ainsi, pendant la campagne qui l’a mené à la présidence de la France en 2007, Nicolas Sarkozy proposait un capitalisme « familial », fondé sur des valeurs plus humaines, qui s’inscrit dans la perspective de responsabilité sociale que nous venons de décrire : « Je crois dans la force créatrice du capitalisme, mais je suis convaincu que le capitalisme ne peut pas survivre sans une éthique, sans le respect d’un certain nombre de valeurs spirituelles, de valeurs morales, sans l’humanisme, sans la culture. […] Il faut remettre le capitalisme au service d’une certaine idée de l’homme. Je crois dans l’éthique du capitalisme. Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. […] Je renforcerai le capitalisme familial. »

Il faut bien l’avouer, même sans les pratiques outrageusement spéculatives, la nature même de la bourse force les entreprises à s’engager dans une course à la rentabilité qui leur fait souvent prendre des décisions contraires à un développement harmonieux à long terme et certaines contraires à l’intérêt de leurs employés et clients. Dès sa première offre publique d’actions (OPA), une entreprise perd une partie de sa liberté d’action; elle est dès lors soumise aux exigences de profit des gestionnaires de fonds communs de placement, des grands investisseurs et des spéculateurs, ce qui la dénature. C’est ce qui explique que Guy Laliberté a toujours refusé d’inscrire son entreprise en bourse; le Cirque du Soleil ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui, si l’entreprise s’était inscrite à la bourse, car Monsieur Laliberté n’aurait pas eu toute la latitude voulue pour choisir ses partenaires, ses artistes, ses spectacles, et j’en passe. Je crois d’ailleurs qu’il faut voir dans les récents déboires de Toyota l’effet d’une course à la rentabilité qui a eu un impact néfaste sur la qualité de ses produits.

Des patrons de grandes sociétés refusent d’être à la remorque des investisseurs. Ainsi, voici ce que déclarait Nick Hayek, le PDG de l’horloger Swatch, le 21 mars 2009 à la suite d’une baisse du bénéfice de l’entreprise qu’il dirige : « Pour une entreprise cotée en Bourse, qui annonce une chute de bénéfice, réduire de 10 % l'effectif permet de faire remonter le titre. Cela ne marche pas comme cela chez nous. Il n'y aura ni licenciement ni recul des investissements chez Swatch. Nous acceptons d'avoir un rendement amoindri et de ne pas être les chouchous de la Bourse. » Ce refus de jouer le jeu boursier pour plaire aux investisseurs s’inscrit dans une perspective de capitalisme responsable.

Le 3 décembre 2008, aux États-Unis, le chroniqueur Ray Williams publiait un article dans lequel il affirmait que le paradigme actuel des affaires n’est plus viable, incitant les chefs d’entreprise à adopter un capitalisme responsable : « Les sociétés capitalistes ont entamé une transformation évolutive de qui nous sommes, ce que nous valorisons et comment nous nous comportons; celle-ci exige une responsabilité sociale et environnementale, à laquelle les chefs d'entreprise doivent participer activement. La transformation requiert un modèle qui se concentre sur plus que le seul objectif de profitabilité (bottom line); elle envisage une création de richesses qui ajoute des gains personnels, sociaux et écologiques aux résultats financiers. » (R. Williams, «CEOs need to adopt responsible capitalism», Financial Post, 3 décembre 2008) La position du Président américain Barack Obama s’inscrit dans cette perspective. Entre autres dans un discours prononcé le 24 février 2009, on constate qu’il défend une vision du capitalisme dans laquelle la prospérité profite à tous. Même s’il n’a pas lui-même nommé ce nouveau capitalisme, d’autres l’ont fait pour lui, capitalisme responsable (Responsible Capitalism) : « Mardi soir, le discours du président Barack Obama était parsemé de phrases et d’idées soulignant sa vision de la responsabilité de son gouvernement à l’effet non seulement de favoriser une économie vigoureuse, mais aussi de s'assurer que les gens ordinaires tiraient profit de cette économie. Il n'a pas encore pleinement articulé sa philosophie économique, et ne lui a pas non plus donné un nom. Mais nous pouvons voir dans ce discours les contours d'une nouvelle approche que l'on pourrait appeler “capitalisme responsable” en contraste avec le “capitalisme de copinage” de l'ère Bush […] Plus précisément, il redéfinit ce que signifie un “climat d'affaires sain” — une prospérité largement partagée par les travailleurs, une économie qui crée de bons emplois, permet l’ascension des travailleurs pauvres à la classe moyenne, fournit des écoles de tout premier ordre, des soins de santé décents, et un logement que les familles peuvent se permettre, tout en protégeant l'environnement. » Le président Obama critique également les abus, entre autres ceux de l’industrie et du monde de la finance; à son avis, le gouvernement doit exercer un contrôle plus étroit dans ces secteurs.

Bref, l’impératif d’une réforme du capitalisme n’est plus à démontrer; quantité d’acteurs de premier plan s’entendent sur la nécessité d’une collaboration à l’échelle internationale pour définir les actions à prendre, car les économies mondiales sont tellement interreliées que l’action unilatérale d’un seul pays n’aurait aucun effet; de mettre en place des mesures pour freiner la spéculation sur les matières premières par exemple doit nécessairement faire intervenir tous les grands États.