samedi 27 décembre 2008

La consommation responsable

Hier, lors de mon passage à l’émission RDI en direct week-end, un des thèmes abordés est celui de « consommation responsable ». Notons tout d’abord que je privilégie l’expression « consommation réfléchie », justement parce que ce type de comportement vis-à-vis de l’achat suppose une réflexion de la part du consommateur.

La consommation est une activité agréable, voire hédoniste, une source de plaisirs de toutes sortes : plaisirs des sens, construction d’une image de soi flatteuse et satisfaction des envies, pour ne mentionner que ceux-ci. Chaque jour, nous sommes inlassablement sollicités par des messages publicitaires ou promotionnels dans les journaux, à la télévision, à la radio, sur internet et j’en passe.

Être un consommateur réfléchi, ce n’est ni cesser d’acheter, ni devenir adepte de la simplicité volontaire. Être un consommateur réfléchi, c’est :

  • D’abord et avant tout savoir résister aux envies issues de la nature humaine qui fait que l’on désire toujours quelque chose, exacerbées par la publicité.
  • Ajouter un élément de rationalité dans des décisions qui sont par nature émotives.
  • Éviter les achats impulsifs.
  • S’abstenir de s’endetter pour satisfaire nos désirs et nos caprices.
  • Épargner pour acheter un bien qui nous fait envie lorsque les liquidités nous font défaut.
En somme, consommer de façon réfléchie, c’est cultiver la maîtrise de ses pulsions, une vertu que les parents doivent en principe enseigner à leurs enfants, tout comme de saines habitudes d’épargne d’ailleurs. Manifestement, ou bien plusieurs ont manqué à ce devoir, ou bien ces enseignements ont été relégués aux oubliettes.

1 commentaire:

Michele Lafrmaboise a dit...

Bonjour! je vous écoute à Christiane Charette en ce moment.

Oui, il faut réfléchir avant d'acheter. Pour ma consommation responsable, je fais un effort d'imagination pour voir où vont mes sous quand je dépense.

Personnellement, je m'arrange pour favoriser mes fermiers et producteurs locaux (Ontario), et des boutiques locales plutôt que les MEGS (méga-entrepots-grande-surface). Plus cher que le Made in Asia? Pas vraiment! Surtout que je complète aux ventes de garage...

Pour l'électronique, c'est plus difficile d'acheter canadien, mais on favorise des compagnies canadiennes.

Pour l'environnement, imaginez si on pouvait voir, auprès de chaque produit, qui a voyagé 10 à 20 000 kilomètres, la quantité de pétrole impliquée...