Depuis 1997, le Canada a adopté une Loi sur le tabac qui, entre autres choses, restreint considérablement « la vente, l’étiquetage et la promotion des produits du tabac ».
Bien que je sois non-fumeur et conscient des risques du tabagisme pour la santé, j’ai toujours soutenu que cette restriction était une forme d’hypocrisie. En effet, puisque les dangers liés à l’usage du tabac sont si élevés, pourquoi ne pas simplement en interdire la vente plutôt que de limiter les actions promotionnelles permises? En vérité, nos gouvernements sont trop heureux de percevoir les importantes taxes sur les produits du tabac pour se priver de cette manne; c’est pourquoi on a préféré une action très visible pour la population, mais qui n’a jamais résolu grand-chose.
À leur décharge, il est vrai que d’interdire la vente de tabac ne ferait qu’encourager le marché noir et la contrebande; c’est exactement ce qui est arrivé aux États-Unis de 1920 à 1933 pendant la prohibition visant l’alcool.
Je me réjouis donc des dispositions de la Loi modifiant la Loi sur le tabac, entrée en vigueur le lundi 5 juillet, qui interdit carrément la vente de certains produits, les cigarillos aromatisés entre autres, et la vente à l’unité des petits cigares. C’est une loi très responsable, en apparence en tous cas, et surtout, qui a le mérite de ne pas être hypocrite.
Qu’une autre disposition de cette même loi abroge « l'exception autorisant la publicité sur les produits du tabac dans une publication dont le lectorat est composé d'au moins 85 % d'adultes » n’est somme toute qu’un moindre mal, compte tenu du reste.
Dans les prochains jours, je vais creuser un peu plus tous les aspects de cette nouvelle loi et publierai ce que j'ai trouvé sur ce blog.
mardi 6 juillet 2010
dimanche 4 juillet 2010
Interdits les cigarillos aromatisés!
Ces dernières années, les ventes de cigarillos aromatisés aux fruits ont explosé, augmentant de 800% de 2001 à 2007! Belle affaire pour les manufacturiers! La douceur de l’arôme rend-elle un premier essai moins rébarbatif au goût? La saveur de fruit engendre-t-elle une perception de danger moindre pour la santé? Le fait qu’ils soient parfois vendus à l’unité pour aussi peu qu’un dollar fait aussi tomber une barrière économique à l'usage. Quoiqu’il en soi, ces cigarillos sont semble-t-il un incitatif à une première utilisation du tabac.
À compter du lundi 5 juillet, la vente de ce type de produit du tabac sera interdite. Je crois que c’est une bonne chose pour réduire le nombre de nouveaux fumeurs, compte tenu des dangers documentés du tabac pour la santé. Cependant, je rejette l’argument de certains à l’effet que la nouvelle loi protégera les jeunes qui sont, semble-t-il, friands de ces cigarillos : « 40 % des élèves de la 10e à la 12e année ont fumé de petits cigares ».
Je ne vois pas bien ce que cette nouvelle loi changera dans leur cas particulier. La vente de produits du tabac n’est-elle pas déjà interdite aux moins de 18 ans? Curieux de savoir comment les jeunes de l’école secondaire se procurent des produits du tabac, j’ai demandé à une directeur d’école maintenant retraité. Devinez qui leur procure de quoi satisfaire leur envie de fumer? Je vous le donne en mille : LES PARENTS!
Par ailleurs, personne ne semble tenir compte du marché noir dont personne ne veut parler, mais que tout le monde connaît, nos politiciens les premiers. La nouvelle loi ne va-t-elle pas être une manne pour eux?
J’ai une dernière question : va-t-on également interdire la vente des petits cigares Old Port, parfumés au rhum et au vin, qui existent depuis plus de quarante ans?
Le journaliste Francis Labbé a réalisé un reportage sur cette question dans le cadre duquel j’ai eu le plaisir d’être interviewé; il sera diffusé à la Première Chaîne Radio (95,1 FM), à la télévision de Radio-Canada et à RDI le lundi 5 juillet.
Je vous invite à commenter mes propos du billet et du reportage.
À compter du lundi 5 juillet, la vente de ce type de produit du tabac sera interdite. Je crois que c’est une bonne chose pour réduire le nombre de nouveaux fumeurs, compte tenu des dangers documentés du tabac pour la santé. Cependant, je rejette l’argument de certains à l’effet que la nouvelle loi protégera les jeunes qui sont, semble-t-il, friands de ces cigarillos : « 40 % des élèves de la 10e à la 12e année ont fumé de petits cigares ».
Je ne vois pas bien ce que cette nouvelle loi changera dans leur cas particulier. La vente de produits du tabac n’est-elle pas déjà interdite aux moins de 18 ans? Curieux de savoir comment les jeunes de l’école secondaire se procurent des produits du tabac, j’ai demandé à une directeur d’école maintenant retraité. Devinez qui leur procure de quoi satisfaire leur envie de fumer? Je vous le donne en mille : LES PARENTS!
Par ailleurs, personne ne semble tenir compte du marché noir dont personne ne veut parler, mais que tout le monde connaît, nos politiciens les premiers. La nouvelle loi ne va-t-elle pas être une manne pour eux?
J’ai une dernière question : va-t-on également interdire la vente des petits cigares Old Port, parfumés au rhum et au vin, qui existent depuis plus de quarante ans?
Le journaliste Francis Labbé a réalisé un reportage sur cette question dans le cadre duquel j’ai eu le plaisir d’être interviewé; il sera diffusé à la Première Chaîne Radio (95,1 FM), à la télévision de Radio-Canada et à RDI le lundi 5 juillet.
Je vous invite à commenter mes propos du billet et du reportage.
dimanche 27 juin 2010
Connaissez-vous vos droits quant à l’exactitude des prix?
Ce qui suit s’applique dans la province de Québec (Canada).
En principe, la Loi sur la protection du consommateur (LPC) oblige les marchands à étiqueter le prix sur chaque article, mais elle prévoit des exceptions. Par exemple, à cause l’utilisation de plus en plus répandue des lecteurs optiques, les commerçants ne sont plus tenus d’étiqueter chaque article; plusieurs se prévalent de cette exemption, mais sont quand même soumis à un certain nombre de contraintes visant entre autres l’affichage obligatoire du prix de chaque article sur la tablette et d’une affiche concernant la Politique d’exactitude des prix.
Cette politique prévoit des mesures d’indemnisation du consommateur en cas de non-concordance entre le prix affiché sur la tablette et celui enregistré à la caisse.
Si le prix du produit est de10 $ ou moins, le marchand doit vous remettre l’article gratuitement.
Si le prix du produit est supérieur à 10 $, le commerçant doit vous vendre l’article au prix affiché sur la tablette et vous consentir en plus une remise de 10 $.
Acheteurs, soyez vigilants!
En principe, la Loi sur la protection du consommateur (LPC) oblige les marchands à étiqueter le prix sur chaque article, mais elle prévoit des exceptions. Par exemple, à cause l’utilisation de plus en plus répandue des lecteurs optiques, les commerçants ne sont plus tenus d’étiqueter chaque article; plusieurs se prévalent de cette exemption, mais sont quand même soumis à un certain nombre de contraintes visant entre autres l’affichage obligatoire du prix de chaque article sur la tablette et d’une affiche concernant la Politique d’exactitude des prix.
Cette politique prévoit des mesures d’indemnisation du consommateur en cas de non-concordance entre le prix affiché sur la tablette et celui enregistré à la caisse.
Si le prix du produit est de10 $ ou moins, le marchand doit vous remettre l’article gratuitement.
Si le prix du produit est supérieur à 10 $, le commerçant doit vous vendre l’article au prix affiché sur la tablette et vous consentir en plus une remise de 10 $.
Acheteurs, soyez vigilants!
mardi 8 juin 2010
Les succès et les dérives de la technologie
La technologie a envahi nos vies. Elle est présente partout : milieux de travail, foyers, véhicules, appareils portables de toutes sortes, etc. Plusieurs diront qu’elle a libéré l’homme. Vu sous un certain angle, c’est rigoureusement exact. Pensons aux corvées ménagères grandement facilitées par toutes sortes d’appareils électroménagers. Elle a aussi permis à l’homme d’exprimer plus aisément sa créativité; par exemple, des logiciels pas très chers permettent désormais à des personnes dont l’aptitude pour le dessin est limitée de créer des présentations et des sites web dont les illustrations rivalisent avec celles réalisées à main levée par un dessinateur professionnel avant l’ère de la micro-informatique. En conférant une grande liberté de mouvement à la classe moyenne, les véhicules automobiles ont permis le développement de l’Amérique du Nord telle que nous la connaissons aujourd’hui. Un transport aérien rapide et relativement bon marché a rapproché les continents et permis à des personnes disposant de revenus moyens de découvrir des contrées aussi exotiques que lointaines, un privilège autrefois réservé à une élite.
La technologie n’a cependant pas produit que des effets bénéfiques. Outre le fait d’exacerber l’individualisme, voire l’égoïsme, elle a paradoxalement aussi induit une forme de dépendance, parfois même de ce qui s’apparente presque à l’esclavage. Pensons aux millions de personnes qui, les yeux rivés à un écran, alignent jour après jour, dans bien des cas nuit après nuit, des milliers de lignes de codes pour apprendre aux ordinateurs comment traiter des quantités colossales d’information. Plus simplement, rappelons-nous notre désarroi lorsque notre ordinateur personnel tombe en panne ou que survient une coupure d’électricité. Pensons aussi aux violations de la vie privée et à toutes les formes de virus et autres logiciels malveillants. Et puis la technologie a contribué à élargir l’écart entre nations riches et nations pauvres et même entre favorisés et défavorisés dans les sociétés occidentales, bref elle a créé un fossé numérique.
En conclusion, nous devons faire preuve de discernement dans l’usage des technologies et garder à l’esprit qu’elles ne sont pas omnipotentes; elles ne conféreront pas à l’humanité la jeunesse éternelle, encore moins l’immortalité, et ne redéfiniront pas nos valeurs à notre place. Inanimées, elles n’ont en fait aucune valeur; elles s’inscrivent simplement au sein du système de valeurs que nous privilégions. Les outils technologiques peuvent cependant être très utiles à l’humanité, à la condition que nous sachions en diriger le développement et l’utilisation. L’homme est trop souvent mis au service de la machine, ou du moins contraint d’adapter sa vie ou son comportement à celle-ci; c’est plutôt la machine qui doit s’adapter à l’homme et lui être utile.
Pour en savoir plus sur ces questions, consultez l’ouvrage Consommation et nouvelles technologies — Au monde de l’hyper.
La technologie n’a cependant pas produit que des effets bénéfiques. Outre le fait d’exacerber l’individualisme, voire l’égoïsme, elle a paradoxalement aussi induit une forme de dépendance, parfois même de ce qui s’apparente presque à l’esclavage. Pensons aux millions de personnes qui, les yeux rivés à un écran, alignent jour après jour, dans bien des cas nuit après nuit, des milliers de lignes de codes pour apprendre aux ordinateurs comment traiter des quantités colossales d’information. Plus simplement, rappelons-nous notre désarroi lorsque notre ordinateur personnel tombe en panne ou que survient une coupure d’électricité. Pensons aussi aux violations de la vie privée et à toutes les formes de virus et autres logiciels malveillants. Et puis la technologie a contribué à élargir l’écart entre nations riches et nations pauvres et même entre favorisés et défavorisés dans les sociétés occidentales, bref elle a créé un fossé numérique.
En conclusion, nous devons faire preuve de discernement dans l’usage des technologies et garder à l’esprit qu’elles ne sont pas omnipotentes; elles ne conféreront pas à l’humanité la jeunesse éternelle, encore moins l’immortalité, et ne redéfiniront pas nos valeurs à notre place. Inanimées, elles n’ont en fait aucune valeur; elles s’inscrivent simplement au sein du système de valeurs que nous privilégions. Les outils technologiques peuvent cependant être très utiles à l’humanité, à la condition que nous sachions en diriger le développement et l’utilisation. L’homme est trop souvent mis au service de la machine, ou du moins contraint d’adapter sa vie ou son comportement à celle-ci; c’est plutôt la machine qui doit s’adapter à l’homme et lui être utile.
Pour en savoir plus sur ces questions, consultez l’ouvrage Consommation et nouvelles technologies — Au monde de l’hyper.
samedi 15 mai 2010
Des tests d’ADN en vente libre
Voici un résumé de ma chronique du jeudi 13 mai à Radio Ville-Marie (91,3 FM à Montréal) pour ceux et celles qui l'auraient ratée.
Le mardi 11 mai, Pathway Genomics annonçait son intention de commercialiser un test d’ADN en vente libre dans 6000 pharmacies Walgreen aux États-Unis. Deux jours plus tard, Walgreen annonçait l’annulation de cette entente à la suite d’une intervention de la Food and Drugs Administration (FDA), l’organisme américain « responsable de protéger la santé publique en assurant la sécurité, l'efficacité et la sécurité des médicaments à usage humain et vétérinaire, des produits biologiques, des dispositifs médicaux, de l'approvisionnement alimentaire de la nation, des cosmétiques et des produits qui émettent des radiations. »
Je me réjouis de la décision de la FDA et de Walgreen, car un usage immodéré de ces tests par un public non averti pourrait entraîner des dérives graves. En tout premier lieu, on peut penser aux dangers liés à l’interprétation erronée des résultats, pouvant facilement susciter l’inquiétude, voire l’angoisse, ou au contraire faussement rassurer une personne alors qu’une maladie grave est sous-jacente. Pensons aussi aux dangers de discrimination à l’égard des personnes identifiées comme étant à risque de contracter certaines maladies (cancer, Alzheimer…) lorsque celles-ci postulent un emploi ou veulent acheter une assurance vie.
Enfin, pensons aux arnaqueurs de tous acabits qui ne manqueront pas de se manifester pour profiter du désarroi des personnes lorsqu’un test a révélé une possibilité de contracter une maladie grave. « Vos gènes indiquent que vous êtes menacé du cancer du sein, ou de la prostate? Qu’à cela ne tienne, nos chercheurs ont découvert un élixir qui diminuera votre risque! En vente dans toutes les bonnes pharmacies et sur internet. » Ce serait la recrudescence d’une forme de réclame aussi tapageuse que mensongère destinée à exploiter l'inquiétude des gens. Plusieurs ont déjà dû y voir la possibilité de réaliser des profits se chiffrant en milliards.
Laissons les professionnels nous conseiller en matière de santé et gardons en tête le raisonnement que voici : si une maladie est de toute façon incurable, peut-être vaut-il mieux ne pas savoir qu’il existe une probabilité de 54 % que nous la contractions.
Le mardi 11 mai, Pathway Genomics annonçait son intention de commercialiser un test d’ADN en vente libre dans 6000 pharmacies Walgreen aux États-Unis. Deux jours plus tard, Walgreen annonçait l’annulation de cette entente à la suite d’une intervention de la Food and Drugs Administration (FDA), l’organisme américain « responsable de protéger la santé publique en assurant la sécurité, l'efficacité et la sécurité des médicaments à usage humain et vétérinaire, des produits biologiques, des dispositifs médicaux, de l'approvisionnement alimentaire de la nation, des cosmétiques et des produits qui émettent des radiations. »
Je me réjouis de la décision de la FDA et de Walgreen, car un usage immodéré de ces tests par un public non averti pourrait entraîner des dérives graves. En tout premier lieu, on peut penser aux dangers liés à l’interprétation erronée des résultats, pouvant facilement susciter l’inquiétude, voire l’angoisse, ou au contraire faussement rassurer une personne alors qu’une maladie grave est sous-jacente. Pensons aussi aux dangers de discrimination à l’égard des personnes identifiées comme étant à risque de contracter certaines maladies (cancer, Alzheimer…) lorsque celles-ci postulent un emploi ou veulent acheter une assurance vie.
Enfin, pensons aux arnaqueurs de tous acabits qui ne manqueront pas de se manifester pour profiter du désarroi des personnes lorsqu’un test a révélé une possibilité de contracter une maladie grave. « Vos gènes indiquent que vous êtes menacé du cancer du sein, ou de la prostate? Qu’à cela ne tienne, nos chercheurs ont découvert un élixir qui diminuera votre risque! En vente dans toutes les bonnes pharmacies et sur internet. » Ce serait la recrudescence d’une forme de réclame aussi tapageuse que mensongère destinée à exploiter l'inquiétude des gens. Plusieurs ont déjà dû y voir la possibilité de réaliser des profits se chiffrant en milliards.
Laissons les professionnels nous conseiller en matière de santé et gardons en tête le raisonnement que voici : si une maladie est de toute façon incurable, peut-être vaut-il mieux ne pas savoir qu’il existe une probabilité de 54 % que nous la contractions.
samedi 3 avril 2010
Budget du Québec et consommation: Le faux calcul du ministre Bachand
Pour faire suite à ma chronique radio du jeudi 1er avril sur le même sujet, voici quelques éléments de réflexion.
Le ministre Bachand se leurre lorsqu’il croît qu’une augmentation de la TVQ et de la taxe sur l’essence fera rentrer plus d’argent dans les coffres de l’état; c’est un raisonnement erroné que font souvent les gouvernements.
Dans les faits, de nombreux consommateurs ont déjà un budget très serré; ne pouvant payer la dépense excédentaire de centaines de dollars de plus par année que représentent ces augmentations de taxes, ils adopteront des tactiques pour diminuer leurs dépenses : 1. Réduction de l’achat de certains biens et services; 2. Achat à l’extérieur du Québec; 3. Achat de biens et service sur le marché noir pour éviter de payer les taxes.
Je ne préconise pas l’utilisation de ces tactiques, parfois illégales, je ne fais que relater ce qui se passe à chaque fois que le gouvernement augmente indûment la charge fiscale, en particulier au Québec où le citoyen est déjà le plus taxé en Amérique du Nord. En définitive, il y a gros à parier que l’état québécois verra ses recettes fiscales diminuer.
En outre, la crise économique a été dure et la reprise est encore fragile; d’ailleurs, il n’y a pratiquement pas de création d’emploi. Toutes ces augmentations de taxes et de tarifs risquent fort de tuer la reprise dans l’œuf.
La solution au déficit du Québec ne réside pas dans une augmentation des revenus de l’état mais dans une réduction substantielle de la facture des programmes sociaux qui s’élève à 16 milliards de dollars de plus que la province voisine, l’Ontario. Nous n’avons plus les moyens de nous payer ces privilèges. Par exemple, le programme de garderies à 7$ par jour, dont le coût réel est de 45$, représente à lui seul une dépense de plus de 2 milliards de dollars pour l’état québécois. C’est absurde!
Pour ce programme, je propose quant à moi que accès à une garderie soit sans frais pour les personnes les plus démunies, par exemple les mères monoparentales dont les revenus frôlent le seuil de la pauvreté; quant aux autres, qu’ils paient le coût réel du service. De toute façon, il ne profite vraiment qu’aux plus fortunés.
En outre, si les états veulent augmenter leurs revenus, ils peuvent facilement imposer une surtaxe sur les gains de nature spéculative, mais ceci nécessite une concertation à l’échelle internationale. Nos dirigeants auront-ils le courage politique de confronter le monde parfois interlope des financiers et des spéculateurs?
Le ministre Bachand se leurre lorsqu’il croît qu’une augmentation de la TVQ et de la taxe sur l’essence fera rentrer plus d’argent dans les coffres de l’état; c’est un raisonnement erroné que font souvent les gouvernements.
Dans les faits, de nombreux consommateurs ont déjà un budget très serré; ne pouvant payer la dépense excédentaire de centaines de dollars de plus par année que représentent ces augmentations de taxes, ils adopteront des tactiques pour diminuer leurs dépenses : 1. Réduction de l’achat de certains biens et services; 2. Achat à l’extérieur du Québec; 3. Achat de biens et service sur le marché noir pour éviter de payer les taxes.
Je ne préconise pas l’utilisation de ces tactiques, parfois illégales, je ne fais que relater ce qui se passe à chaque fois que le gouvernement augmente indûment la charge fiscale, en particulier au Québec où le citoyen est déjà le plus taxé en Amérique du Nord. En définitive, il y a gros à parier que l’état québécois verra ses recettes fiscales diminuer.
En outre, la crise économique a été dure et la reprise est encore fragile; d’ailleurs, il n’y a pratiquement pas de création d’emploi. Toutes ces augmentations de taxes et de tarifs risquent fort de tuer la reprise dans l’œuf.
La solution au déficit du Québec ne réside pas dans une augmentation des revenus de l’état mais dans une réduction substantielle de la facture des programmes sociaux qui s’élève à 16 milliards de dollars de plus que la province voisine, l’Ontario. Nous n’avons plus les moyens de nous payer ces privilèges. Par exemple, le programme de garderies à 7$ par jour, dont le coût réel est de 45$, représente à lui seul une dépense de plus de 2 milliards de dollars pour l’état québécois. C’est absurde!
Pour ce programme, je propose quant à moi que accès à une garderie soit sans frais pour les personnes les plus démunies, par exemple les mères monoparentales dont les revenus frôlent le seuil de la pauvreté; quant aux autres, qu’ils paient le coût réel du service. De toute façon, il ne profite vraiment qu’aux plus fortunés.
En outre, si les états veulent augmenter leurs revenus, ils peuvent facilement imposer une surtaxe sur les gains de nature spéculative, mais ceci nécessite une concertation à l’échelle internationale. Nos dirigeants auront-ils le courage politique de confronter le monde parfois interlope des financiers et des spéculateurs?
S'abonner à :
Messages (Atom)