Depuis bien avant le déclenchement des élections, on sentait un désir de changement chez une majorité de francophones du Québec; ce changement, la population l'a obtenu hier en élisant 54 députés du PQ, 50 du PLQ, 19 de la CAQ et 2 de QS. Ce résultat m'inspire plusieurs réflexions.
Tout d'abord, on doit s'incliner devant la sagesse populaire qui a consisté à élire un gouvernement sans conteste minoritaire afin d'obtenir le changement souhaité tout en se protégeant contre l'éventualité d'un nouveau référendum sur la souveraineté, dont une vaste majorité de Québécois, environ 70 %, ne veulent même plus entendre parler; je me réjouis du fait que l'appel au vote souverainiste stratégique n'a vraisemblablement pas fonctionné, car c'est une excellente chose pour notre démocratie.
En second lieu, on constate le clivage de plus en plus profond entre les villes et les régions d'une part et les francophones et les anglophones/allophones d'autre part. Plus que jamais, le Québec a besoin d'un leader fort et rassembleur; j'espère que Madame Marois saura être ce chef et que son parti la laissera se consacrer à cette tâche cruciale plutôt qu'à de stériles chicanes avec Ottawa en vue de ranimer la flamme souverainiste mourante. En ce sens, il est souhaitable qu'elle abandonne l'idée de « gouvernance souverainiste », pierre angulaire du programme du Parti Québécois, une idée souvent évoquée pendant la campagne électorale.
Finalement, on constate les limites des sondages, lesquels ont encore cette fois sous-estimé une tendance plutôt lourde et de longue date, la fidélité de la clientèle libérale. Pendant toute la campagne, j'ai maintenu que la répartition des indécis/discrets était erronée, que ce 20 % flottant était en grande partie composé de libéraux qui n'osaient pas afficher publiquement leur choix, tant la rage de certains contre les libéraux était prédominante dans la rue et les médias.
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mercredi 5 septembre 2012
lundi 27 août 2012
Élection Québec 2012 : pour quel parti voter?
Jusqu’à présent, j’ai évité d’intervenir sur le sujet de la campagne électorale dans les médias traditionnels et sur les médias sociaux; devant les bêtises, voire les propos mensongers, que j’entends tous les jours et le nombre encore élevé d’indécis, j’ai décidé d’écrire ces quelques lignes pour inviter les gens à bien réfléchir avant de faire leur choix, voire les aider à prendre une décision éclairée.
Cela dit, rassurez-vous : je ne vais d’aucune façon vous inciter à voter pour un parti plutôt qu’un autre. Mon message est très simple : votez selon vos convictions et vos valeurs profondes, pour le candidat, ou la candidate, du parti duquel vous vous sentez le plus proche, sans égard aux sondages, aux accusations, à la désinformation, aux critiques et aux analyses souvent erronées que colportent à qui mieux mieux les médias et les réseaux sociaux. Le respect de ce principe est fondamental pour que la démocratie fonctionne, pour que le vote reflète le mieux possible la volonté populaire.
En ce sens, je suis d’avis qu’il faut à tout prix éviter le vote soi-disant stratégique, par exemple voter pour le Parti québécois plutôt que pour Québec solidaire dans le but d’éviter de diviser le vote souverainiste; si vous aimez les idées véhiculées par Québec solidaire, votez pour le candidat, ou la candidate, de ce parti. C’est une question qui a été débattue le lundi 27 août 2012 à la « Commission Dumont — Bazzo » pendant l’émission « Puisqu’il faut se lever » animée par Paul Arcand à 98,5 FM; évidemment, je suis beaucoup plus en accord avec Monsieur Dumont qu’avec Madame Bazzo.
D’autre part, je crois plus sage d’éviter également le vote soi-disant contestataire consistant à voter CONTRE un parti, par exemple, de voter pour le Parti québécois ou pour la Coalition avenir Québec pour se débarrasser du Parti libéral; il est nettement préférable de voter POUR un parti. Votez selon vos convictions profondes, pour le candidat, ou la candidate, du parti duquel vous êtes idéologiquement le plus proche, faute de quoi, après l’élection, vous risquez d’être déçu par une autre formation politique.
La Boussole électorale de Radio-Canada peut vous aider à vous situer sur l’échiquier politique, car il est parfois difficile de connaître la position de chacun des partis sur toutes les questions; développé par des universitaires, cet outil interactif vous permet d’exprimer vos convictions, vos priorités et vos valeurs, lesquelles sont ensuite reportées sur une carte en 2D qui vous montrera avec quel parti vous avez le plus d’affinités.
Cet outil m’a été très utile, car je me préoccupe autant des questions économiques que des enjeux sociaux; je n’adhère donc pas nécessairement à toutes les idées d’un même parti. Mon entourage me considère de gauche sur certaines questions et de droite sur d’autres; en fait je ne suis systématiquement ni l’un, ni l’autre et ne suis pas non plus du centre, qui est trop souvent une position de compromis qui ne satisfait personne. D’ailleurs, je suis d’avis que le concept de droite et de gauche est une notion complètement dépassée. La Boussole électorale m’a permis de découvrir de quel parti j’étais globalement le plus proche.
J’espère très sincèrement qu’il en sera de même pour vous; assurez-vous de voter et de le faire en fonction de vos convictions et valeurs fondamentales.
Mise à jour le 28 août 2012
Décidément le vote stratégique est un sujet chaud de l'heure; un groupe formé de bénévoles issus de divers milieux et régions du Québec a même mis sur pied le site Web Votestratégique.com. Je trouve déplorable cette tentative d'influencer le vote, d'autant plus que de tenter de répartir les sièges selon le parti pour chacune des circonscriptions au Québec à partir des résultats des sondages nationaux est un exercice farfelu auquel même les politologues les plus expérimentés refusent de se prêter.
De grâce, laissez de côté ces charlatans, faites la sourde oreille aux appels au vote stratégique, peu importe leur provenance, et votez en fonction de vos valeurs et convictions profondes. Si vous voulez vous situer sur l'échiquier politique, je vous invite à utiliser la Boussole électorale de Radio-Canada. C'est ainsi que la démocratie s'exercera le mieux.
Cela dit, rassurez-vous : je ne vais d’aucune façon vous inciter à voter pour un parti plutôt qu’un autre. Mon message est très simple : votez selon vos convictions et vos valeurs profondes, pour le candidat, ou la candidate, du parti duquel vous vous sentez le plus proche, sans égard aux sondages, aux accusations, à la désinformation, aux critiques et aux analyses souvent erronées que colportent à qui mieux mieux les médias et les réseaux sociaux. Le respect de ce principe est fondamental pour que la démocratie fonctionne, pour que le vote reflète le mieux possible la volonté populaire.
En ce sens, je suis d’avis qu’il faut à tout prix éviter le vote soi-disant stratégique, par exemple voter pour le Parti québécois plutôt que pour Québec solidaire dans le but d’éviter de diviser le vote souverainiste; si vous aimez les idées véhiculées par Québec solidaire, votez pour le candidat, ou la candidate, de ce parti. C’est une question qui a été débattue le lundi 27 août 2012 à la « Commission Dumont — Bazzo » pendant l’émission « Puisqu’il faut se lever » animée par Paul Arcand à 98,5 FM; évidemment, je suis beaucoup plus en accord avec Monsieur Dumont qu’avec Madame Bazzo.
D’autre part, je crois plus sage d’éviter également le vote soi-disant contestataire consistant à voter CONTRE un parti, par exemple, de voter pour le Parti québécois ou pour la Coalition avenir Québec pour se débarrasser du Parti libéral; il est nettement préférable de voter POUR un parti. Votez selon vos convictions profondes, pour le candidat, ou la candidate, du parti duquel vous êtes idéologiquement le plus proche, faute de quoi, après l’élection, vous risquez d’être déçu par une autre formation politique.
La Boussole électorale de Radio-Canada peut vous aider à vous situer sur l’échiquier politique, car il est parfois difficile de connaître la position de chacun des partis sur toutes les questions; développé par des universitaires, cet outil interactif vous permet d’exprimer vos convictions, vos priorités et vos valeurs, lesquelles sont ensuite reportées sur une carte en 2D qui vous montrera avec quel parti vous avez le plus d’affinités.
Cet outil m’a été très utile, car je me préoccupe autant des questions économiques que des enjeux sociaux; je n’adhère donc pas nécessairement à toutes les idées d’un même parti. Mon entourage me considère de gauche sur certaines questions et de droite sur d’autres; en fait je ne suis systématiquement ni l’un, ni l’autre et ne suis pas non plus du centre, qui est trop souvent une position de compromis qui ne satisfait personne. D’ailleurs, je suis d’avis que le concept de droite et de gauche est une notion complètement dépassée. La Boussole électorale m’a permis de découvrir de quel parti j’étais globalement le plus proche.
J’espère très sincèrement qu’il en sera de même pour vous; assurez-vous de voter et de le faire en fonction de vos convictions et valeurs fondamentales.
Mise à jour le 28 août 2012
Décidément le vote stratégique est un sujet chaud de l'heure; un groupe formé de bénévoles issus de divers milieux et régions du Québec a même mis sur pied le site Web Votestratégique.com. Je trouve déplorable cette tentative d'influencer le vote, d'autant plus que de tenter de répartir les sièges selon le parti pour chacune des circonscriptions au Québec à partir des résultats des sondages nationaux est un exercice farfelu auquel même les politologues les plus expérimentés refusent de se prêter.
De grâce, laissez de côté ces charlatans, faites la sourde oreille aux appels au vote stratégique, peu importe leur provenance, et votez en fonction de vos valeurs et convictions profondes. Si vous voulez vous situer sur l'échiquier politique, je vous invite à utiliser la Boussole électorale de Radio-Canada. C'est ainsi que la démocratie s'exercera le mieux.
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